A l'or de la Terre du milieu,
Celle des humains et des etres,
Qui savent bien naitre ennuyeux.
A l'eau de la claire vaisselle,
De celle qui revient nous trinquer,
Ces verres au souffle de l'anisette,
Cinquante pour un décimé
A l'aube de la belle qui appelle
A l'aire d'autouroute ou je suis,
Au fond de ces Chiottes déserts,
Sur l'aire autoritaire du parking
A l'heure du portable qui sonne,
Qui va dégommer mon forfait,
Mon compte en banque dans ma pogne,
Dans trois minutes coupera ma belle.
A l'aire du cachot qui s'emmele,
Dans mes bras, raccroche la Morphée,
Je ne suis pas vraiment content d'elle,
Mais je l'aime, c'est mon anxieté.
A l'heure des camions qui s'animent,
Ma belle qui s'affole au compteur,
J'veux etre Amour mais Paris,
C'est au kilomètre douze heures...
A l'aire d'autoroute qui reçoit,
Et moi sur un banc trop public,
Ou l'on ne grave plus sur le bois
Nos amours antipathiques.
A l'ère du p'tit banc en plastique,
Au temps des voitures si bien faites,
Dont le compte tourne et nous anime,
Quand nous ne sommes que des brelles.
A l'heure ou l'amour s'endort,
Au fond des tiroirs de Morphée,
Sous des écrans qui dehors,
Vous font belle vision de l'abstrait.
A l'heure ou ma montre qui sonne,
Me rappelle que je suis en retard,
A l'heure ou le tout à chacun picole,
A l'heure ou l'humain n'est nulle part.