Ca Sonne

A l'eau de la Terre qui parsème,
A l'or de la Terre du milieu,
Celle des humains et des etres,
Qui savent bien naitre ennuyeux.

A l'eau de la claire vaisselle,
De celle qui revient nous trinquer,
Ces verres au souffle de l'anisette,
Cinquante pour un décimé

A l'aube de la belle qui appelle
A l'aire d'autouroute ou je suis,
Au fond de ces Chiottes déserts,
Sur l'aire autoritaire du parking

A l'heure du portable qui sonne,
Qui va dégommer mon forfait,
Mon compte en banque dans ma pogne,
Dans trois minutes coupera ma belle.

A l'aire du cachot qui s'emmele,
Dans mes bras, raccroche la Morphée,
Je ne suis pas vraiment content d'elle,
Mais je l'aime, c'est mon anxieté.

A l'heure des camions qui s'animent,
Ma belle qui s'affole au compteur,
J'veux etre Amour mais Paris,
C'est au kilomètre douze heures...

A l'aire d'autoroute qui reçoit,
Et moi sur un banc trop public,
Ou l'on ne grave plus sur le bois
Nos amours antipathiques.

A l'ère du p'tit banc en plastique,
Au temps des voitures si bien faites,
Dont le compte tourne et nous anime,
Quand nous ne sommes que des brelles.

A l'heure ou l'amour s'endort,
Au fond des tiroirs de Morphée,
Sous des écrans qui dehors,
Vous font belle vision de l'abstrait.

A l'heure ou ma montre qui sonne,
Me rappelle que je suis en retard,
A l'heure ou le tout à chacun picole,
A l'heure ou l'humain n'est nulle part.
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# Posted on Saturday, 13 June 2009 at 2:06 PM

En Leurre

Il boit pour oublier, et ce depuis toujours,
Mais au fond, le Pourquoi, il ne s'en rappelle plus
Et il boit son déchet comme il boirait l'amour,
Celui d'une femme qui serait de meilleure nature,

Alcoolique, il l'est, ce n'est plus un problème,
On comprendra de lui, qu'il n'attendais plus rien,
Des gentilles et des belles, des putes et d'la colère,
Il s'anime du gosier à quarante degrés au moins,

Et ce déchet qui se garde de savoir son prénom,
Et puis cette épave, qui fait rire en moisson,
Dans un dernier effort il s'écroule, il est ivre,
Il est Ivre ou bien mort, des fois il ne sait qu'est ce qu'est pire.

Alcoolique pour une femme, alcoolique pour un monde,
Il n'en sait plus la faim, il sait juste qu'il boit,
Les paroles de charme, toujours qui le corromps,
Alors il reste en la main, de mamours de comptoir.

Entré en l'église, ce n'est pas pour la messe,
Il fais si froid dehors, il vient se réchauffer,
Sur les bancs qui sont tristes, sans curé pour confess',
Est ce que tu sais Bon Dieu, ou as tu pu passer?

Et dans un dernier cantique, il s'emplis une panse,
Et crache sur le marbre, des paroles qu'il blatère,
Car vient le dernier Hic, il tombe dans la clémence,
Du Bon Dieu qui l'oublia quand riait Lucifer.
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# Posted on Saturday, 13 June 2009 at 2:04 PM

Le facteur du dehors

J'ai pas le charme qu'il faut pour dire,
j'ai juste le truc au fond qui fait,
qu'on se retourne, quand je t'écris,
Je suis fantôme de ma reine.

j'ai pas le tact, je sais pas faire,
De ces grands textes, des beaux discours,
J'me prends des baffes, je fais avec,
Et puis j'écris sans dire l'amour.

Alors au fond de ces rimes de surfaces,
Si je me noie dans ces écrits,
C'est que j'sais faire dans le beau tract,
J'suis le facteur d'une belle vitrine.

Une grande carcasse me sert de corps,
Les yeux marrons et parfois verts,
J'ai des regrets, j'ai des remords,
J'ai de l'esprit, enfin, peut être.

Dans d'autres vies j'aurais voulu,
ne pas laisser tout retomber,
Nos beaux nuages, ma belle nue,
Encore du cul, vous me direz.

Et je vous laisse pour ce soir,
j'écris encore et je ne sais,
A quoi ça mène, j'aime pas l'espoir,
Point à la ligne pour le reste.
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# Posted on Tuesday, 09 June 2009 at 1:33 PM

L'amant d'ma femme

L'horloge sonne un jour de plus, Et sans relache, se filent les heures,
En des colliers de bien venues, mais reparties, me reste ce leurre.
En d'autres temps, d'autres matins, j'allais tranquille, me réveiller,

Faire mon café, une clope en main, fumée discrète, pour pas se faire choper.
Par ma promise, cette discrète, qui dormait bien au fond du lit,
Et moi tout nu, la clope au bec, que peux t'on rêver de mieux pour cette vie?

Un chocolat, et deux cuillères,
Deux minutes trente, au micro-ondes,
Des céréales, et puis du lait.
Parce qu'elle se réveille ma Joconde.

Ca faisait rire, tous mes poteaux,
De voir ce type, que l'on craignait,
Aimer ce lit,ces petites choses,
Même tes sermons m'indifferaient.

Samedi matin, moi je m'reveille,
Je suis cassé, j'sens plus mon dos,
J'ai trop bossé, encore cette semaine,
Je me recouche, dans cette piole.

Toi tu te lève, et puis tu vaques,
A ta p'tite vie, et tes affaires,
Je dors tranquille, meme peinard,
Tu viens me lever, mais j'ai sommeil.

Mes deux soupières au bout de doigt,
Sont pas vraiment très artistiques,
A mon réveil, j'ai meme la voix,
Qui pue encore, la nicotine.

Samedi matin, tu vas au cheval,
Moi je veux bien, que t'aime ça,
Sauf qu'mon boulot, c'est maréchal,
Et des bourrins pour moi ça va.

Je vivrais bien le fait de n'être,
Pas avec eux, en ce week end,
Faire un bowling, ou une marelle,
Comme tu veux, c'est le problème.

T'aimes tes chevaux, et t'es douée,
Je restes pas à regarder ce cours,
Ni même brosser, ou bien seller,
Moi je t'aime toi, O mon Amour.

Mais en cette fin, je t'expliquerais,
Que si le cheval fut désaccord,
Tu sais qu'au fond moi je les aimes,
Mais le week end, j'voudrais ton corps.

Plus prêt de moi, et loin de tout,
Loin de ces écuries, que j'connais,
Je fais quatre heures, pour voir mon amour,
J'habite loin, et ça c'est vrai.

Toujours est il, qu'en toute fin,
Si je ne sais plus pourquoi t'es partie,
J'brosserais ton cheval, m'leverais le matin,
Si ça pouvait te faire revenir.


Je t'aime.
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# Posted on Sunday, 07 June 2009 at 2:25 PM

J'aurais voulu vous dire.


J'aurais voulu, Madame, vous écrire autre chose,
Des mots doués de charme, d'une meilleure prose,
Mais ce n'est qu'un humain, qui rédige cette lettre,
Elle est faite de mes mains, vous la lirez peut etre.

Choisir le bon mot, voila mon problème,
Quand j'écoute Rimbaud, quand je vois Verlaine,
Choisir le bon son, mes paroles sont primaires,
Il me semble qu'au fond, à rien ne sert dictionnaire.

Que vais-je bien dire, serais-je censé,
Quel mot enhardi, troublerait vos pensées.
Vous etes belle Madame, alors j'use le plancher,
Je déchire une page, mais je recommencerais.

Il me semble qu'au fond, les paroles sont faciles,
Et mes terminaisons sont surfaites de rimes,
Il me semble à présent que vous comprendriez,
Avec le bon sens, que j'aime à vous prêter.

A la fin d'une rime, j'entame la suivante,
Sans ne jamais savoir, de ce qu'il adviendra,
De la première surfaite, fut-elle éloquente ?
Pas assez à mon gout, je recommence la page...

J'en viens à me dire, que je parais stupide,
Depuis le vers premier, je n'ai pas dis le fond,
Bien que vous deviniez, mon embarra peu subtile,
Je vous accorde Madame, je vous aime, Pardon.

Pardon de ne savoir écrire, que des paroles abstraites,
Pardon, de ne pas savoir etre amour,
Quand je veux de la rose, je n'en ai que la graine,
Arrosez donc pour moi, de votre meilleur gout.

Pour finir, je vous laisses, Il est bientôt l'aurore,
L'aube vient à venir, je vais donc me coucher,
Briser par le poids, de ce texte non en forme
Mais de ma meilleure plume, je vous laisses rêver..

# Posted on Thursday, 04 June 2009 at 4:21 PM