Français, je vous ai compris!

Paradoxe étrange, on prône l'unité,
Pour un monde meilleur, ils sont beaux nos chefs,
Dans leurs trahisons, dans leurs comptes chèques,
Dans la loi du vote, qui peut être disséquée.

Le petit manard, qui bosse à l'usine,
Et son PDG qui remplit les fouilles,
Pendant que le premier, ne cesse de trimer,
Parachute doré, quand des millions vadrouillent,

Mais dans la galère, on peux compter sur banques,
Routes sinueuses, dont le comique disait,
Que même si tous les mois, tu leur donnais d'l'argent,
T'étais même pas sur, qu'ils te le reprêteraient...

Et notre beau français, faignasse nationale,
Qui voudrait tant avoir, des billets dans les mains,
Des congés mieux payés, avec des parts sociales,
Week-ends de trois jours, salaires en or fin.

Et dans notre beau pays, on chante la marseillaise,
"Que le sang impure..." Moi ça me fait chialer,
De voir mains sur c½urs, la glotte ritournelle,
De voir le salut, à vos armes, partez...

Et puis nos bons chômeurs, ils sont vraiment trop forts,
C'est ainsi pour eux que je m'lève le matin,
Aller suer mon Âme, pour qu'ils s'achètent clope,
En criant "Tous à mort!" au comptoir le moins loin.

Et puis pour nos retraites, il ne faudrait compter,
Et l'on devient si vieux, que l'on s'endette ensuite,
On a de belles maisons, des blouses et des dragées,
Les enfants téléphonent"On passera Vendredi"...

A l'arctique de la mort, on vient a t'appeler,
Pour partager butin, on ne veux les vieux meubles,
On veux cash en main, voitures, antiquités,
Mais pas de notre histoire, faut pas que ça nous émeuve...

Jouons cartes sur table, arrête de chialer,
Car dans les tranchées, je n'irais à dormir,
Pas trop loin de toi, ou la gâchette tirée,
Une balle dans la pogne, pour rester Amis.

Je t'aime bien Français, même si je te trouve gonflé,
Et si ta jouissance, se résume à tes frasques,
A ta belle bagnole, que tu peux pas te payer,
En crachant sur le monde, pour n'accepter ton masque
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# Posté le samedi 09 mai 2009 10:38

La ritournelle des deux aimants

Trouver un homme qui me rapproche de ce vent,
A la hauteur et en mesure de la cadence,
De nos deux c½urs qui parleraient sans dire mot,
Je sais parfois j'aime demander même un peu trop.

Dans la douceur de ses bras, j'veux qu'il m'agrippe,
Et qu'il m'attache et se détache de cette vie,
Que l'on se soude à autre chose que des mots,
Qui bien que sonnent, et puis résonnent, tombent souvent faux.

Partir, Partir là-bas, dans un pays de l'imparfait,
Où nos deux corps s'aimeraient, bien, dans le vrai,
Pas seulement de cet amour trop court, physique,
Mais de nos c½urs qui baumeraient les indécises.

Toute cette histoire est ma balade de saltimbanque,
Et de personnes qui s'aimeraient même dans le vent,
Dans la tempête de l'abscon, et puis donneraient des solutions,
Ultimatum de nos promesses, je veux un homme beau pour de vrai.

Pas seulement de cette gueule qu'on s'amourache,
Dans un regard qui serait beau mais pas trop stable,
Mais dans ses bras, ce que je veux, c'est de l'amour,
Sans trop de notes, qui désaccorderaient nos jours.

Au son de cette musique qui s'emballe,
Et se balance de ses attaches bien trop anciennes
Un bout d'histoire, écrit sur le bord d'une nappe,
Crayon, papier, pour une note pas trop sévère.

Je veux un de ces amours de macadam,
Où alors seraient enfin beaux les êtres,
Pour deux petits c½urs, un plus costaud serait pas mal,
Le troubadour vous tire alors sa ritournelle...
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 13:46

ce n'est pas grave

Et si je meure avant ma dame,
J'veux pas du ciel comme dernier toit,
Pas trop d'éloges, et encore moins de dalles,
J'veux du sourire, sur la poussière une dernière fois.

Dans le long rêve que je ferais à la mesure,
De ces paroles qui n'auront plus soif,
Trinquez bouteille, payez vous donc une biture,
A la santé de ce Grégor qu'est encore là.

Et si je meure avant ma dame,
Ce serait mieux, et plus sympa,
Que ce Bon Dieu n'accueille pas mon Âme,
J'ferais boxon, ça plairait pas.

Laissez moi donc dans mon bocal, de quoi écrire, une chanson,
Faite de l'amour de ce macadam, de cet amour sans finition.

Car si je meure avant ma dame,
Je ne veux du ciel pour dernier toit,
De ces étoiles, qui fardent l'âme,
J'veux du béton une dernière fois.

Trouvez ruelle, et puis des rades,
Et de l'ambiance, je serais bien là,
Prêt des musettes, et des joviales,
Faites donc sourire, une dernière fois,

Car si je meure après ma dame,
je n'écrirais, qu'en radotant,
De cet amour qu'aurait piqué mon âme,
je ne serais même plus charmant,

Faites donc place s'il vous plait,
Au troubadour, je serai fantôme,
De la grand place, et de vos rêves,
En saltimbanque, je jouerai rôle,

Et cette vie qui part à mesure,
De ce temps que je décompte,
Et ces secondes qui me rassurent,
Elles sont lentes, quand file le monde.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 13:45

Chaque minute dans la seconde

De chaque seconde, je me peindrais,
De ce bon temps qui est passé,
Aux temps d'avant, aux temps naguère,
Que j'ai trop souvent conté,

De chaque heure, en dynastie,
De ces journées, qu'ont disparues,
De mon passé, comme file la vie,
Qui a recousu son issue,

De chaque minute, en chaque gloire,
Meme petite, il faut l'admettre,
Je me rincerais, de mon espoir,
De poser point, de tirer trait.

A la dénote, de ces textes,
Que j'ai écrit dans ma mesure,
Définissant mon dictionnaire,
En imprégnant mes propres virgules.

A la lueur de ces matins,
De ceux qui rongent le passé,
Quand se détachent meme les mains,
Qui durent un jour nous détacher.

A la mesure de ce qui ronge,
Ce qui me bouffe, c'est ce temps,
J'écrirais donc la seconde,
Pour dépasser les heures passantes.

Et si au texte, je ne sied guère,
Dans la mesure, de mon talent,
Plus de conteur, que de poète,
Quand j'attise, les cendres.

Comme à la fin de tout texte,
Je vais poser, une virgule,
Sous forme de point, pour ce contexte,
Car chaque texte, procède au nu.
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# Posté le dimanche 03 mai 2009 14:07

Danse le monde

Elle danse, sur le comptoir de cette vie,
A l'heure ou s'éveillera l'aurore,
Car elle danse toute la nuit,
Et au petit matin s'endort.

Elle chante et je bois, toute la beauté, de ses formes,
La beauté de ses phrases, et que sais-je encore?

Elle sourit, me transperce, jusqu'a m'en crever le coeur,
Et j'aime ça faut l'admettre, sentir cette apesanteur,

Risquerait-elle de confondre? Le meilleur de Moi-même,
Et puis ces petites ombres, qui font de moi ce ciel,
A la fois lumineux, la beauté d'un nulle part,
D'années lumières qui dit mieux? D'éphémère ou d'illusoire.

Mais elle danse, là, aux cotés de mes frasques,
Et je suis son combat, et elle est mon fantasme,
Cette femme libérée, au regard tant farouche,
Que j'en plie à regarder, quand alors elle me touche.

Et je suis au piano, la musique à mesure,
Dépasse les notes fausses, et dénote ma nature,
A être imparfait, je me complaît en ces formes,
Je n'attente de procès, elle est bien trop mignonne.

Au regard, de ses yeux, je me sent si petit,
Rapiécé guère mieux, mais j'ai peur de l'ennui,
Car fait de souvenirs, et de marbres d'antan,
Je m'enfuis souvent vite, si ça a l'air vivant.

Au dedans des faiblesses, elle vient alors me soigner,
Avec la délicatesse, de celle qui veux panser,
Au dedans des blessures, qui me rongent le sang,
Dans la finesse des murs, de ma carcasse, Antichambre,

Antichambre d'un monde, ou je suis bien trop seul,
Au dedans je me ronge, au dehors, je fais d'l'oeil,
Et je ris d'anodins, de moments sans histoire,
De ces instants sereins, ou je retrouve espoir,

Allez danse, petite, joli bout de femme,
Pour notre infini, pourrais-je être charme?
Une jolie chemise, et un bout de parfum,
D'anciennes promises, pour d'anciennes mains.

Allez va donc, je jette, ces morceaux de tout temps,
Ces morceaux de conquêtes, qui ne firent que du vent,
Car si sur papier, je peux être frimeur,
Au dehors, donc en vrai, la beauté me fait peur.

Pourras-tu un jour, revenir jusqu'a Moi,
Ton nom était amour, je te voulais pour moi,
Et te serrer si fort, que j'en briserais l'monde,
Et te serrer encore, pour retrouver mon nom...
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# Posté le samedi 02 mai 2009 13:25