Pour un monde meilleur, ils sont beaux nos chefs,
Dans leurs trahisons, dans leurs comptes chèques,
Dans la loi du vote, qui peut être disséquée.
Le petit manard, qui bosse à l'usine,
Et son PDG qui remplit les fouilles,
Pendant que le premier, ne cesse de trimer,
Parachute doré, quand des millions vadrouillent,
Mais dans la galère, on peux compter sur banques,
Routes sinueuses, dont le comique disait,
Que même si tous les mois, tu leur donnais d'l'argent,
T'étais même pas sur, qu'ils te le reprêteraient...
Et notre beau français, faignasse nationale,
Qui voudrait tant avoir, des billets dans les mains,
Des congés mieux payés, avec des parts sociales,
Week-ends de trois jours, salaires en or fin.
Et dans notre beau pays, on chante la marseillaise,
"Que le sang impure..." Moi ça me fait chialer,
De voir mains sur c½urs, la glotte ritournelle,
De voir le salut, à vos armes, partez...
Et puis nos bons chômeurs, ils sont vraiment trop forts,
C'est ainsi pour eux que je m'lève le matin,
Aller suer mon Âme, pour qu'ils s'achètent clope,
En criant "Tous à mort!" au comptoir le moins loin.
Et puis pour nos retraites, il ne faudrait compter,
Et l'on devient si vieux, que l'on s'endette ensuite,
On a de belles maisons, des blouses et des dragées,
Les enfants téléphonent"On passera Vendredi"...
A l'arctique de la mort, on vient a t'appeler,
Pour partager butin, on ne veux les vieux meubles,
On veux cash en main, voitures, antiquités,
Mais pas de notre histoire, faut pas que ça nous émeuve...
Jouons cartes sur table, arrête de chialer,
Car dans les tranchées, je n'irais à dormir,
Pas trop loin de toi, ou la gâchette tirée,
Une balle dans la pogne, pour rester Amis.
Je t'aime bien Français, même si je te trouve gonflé,
Et si ta jouissance, se résume à tes frasques,
A ta belle bagnole, que tu peux pas te payer,
En crachant sur le monde, pour n'accepter ton masque