Je veux renaitre en Black

Et ils dansent, comme on a jamais su le faire,
Avec nos coeurs de blancs, nous n'avons pas leurs prières,
Et ils chantent, toute la beauté de leur gloire,
Ils réinventent, ce qu'ils connaissent... L'espoir.

Et au son de leur voix, c'est l'Afrique qui révolte,
Et au son de leur grave, mélodie, équivoque,
Est cette chanson, naguère, que les blancs ont frappé,
De toute leur misère, de ne savoir aimer.

Ils se déhanchent, au son de leur pianos,
De leurs nuits trop blanches, pour des noirs de peau,
Et c'est la pluie qui s'émousse, au revers des canons,
Quand le noir nous détrousse, la richesse de ce monde,

Dans une autre vie, je voudrais être un d'ces blacks,
Un de ces magnifiques, et chanter dans le charme,
Et chanter une histoire, au passé qui attriste,
Qui parvient même au marbre, à donner soif de vivre.

Le sang chaud, qui racole, vise un peu nos dégaine,
Le blanc est un fantôme, quand les percussions s'emmêlent,
Que veux tu faire de ça, Petit blanc pacotille?
Donneur de leçons et de claques, tu n'es personne ici,

Allez Danse Ray, Danse, toute la misère d'en face,
Et puis parle Luther, guide nous en chemin,
I Have a dream, one day, je veux être calebasse,
Et frapper ma misère, réconforter nos mains.

Allez Danse, danse, danse, jusqu'au jour, à la nuit,
Fais moi vibrer la terre, jusqu'au fond de ses charmes,
Dessoude moi s'il te plait, les chaînes trahies,
Pour que bien finir, je serais ton esclave.

Et si dans mes racines, je ne suis même pas noir,
c'est pour parfaire tous mes vieux idéaux,
Fermez la, les Lumières, acceptez de n'savoir,
Ecoutez simplement, la voix de vos fantômes

Fais moi revivre, un jour, si tu veux exister,
Toi ce petit Roi, au dessus de nos marbres,
Au vieux son des tambours, je voudrais me lever,
Et battre le blanc, qui osa nous mettre en cale.
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# Posté le samedi 02 mai 2009 06:12

Les touristes de l'échapatoire

Ils ont de faux passeports, ces gens là,
Et puis des filles dans chaque port, à chaque fois,
Ils ont des cartes de réduction, dans la grande salle de la vie,
Trois tours de jupes et puis s'en vont, vers un nouvel infini.

On les dit bourgeois, bohèmes, ou amuseurs,
On les sait même jouteurs en rêve de leur malheurs,
Et dans un sommeil infini, ils passent, pour les maîtres du mondes,
Trois tours de jupes et puis s'enfuient, vers d'autres ombres.

Un grand manteau tout fait de vent, pour leurs conquêtes,
Et puis des tetes, à être absent, de chaque querelle,
ils ne prendraient pas leurs fusils, même si leurs vies en dépendaient,
Ils payeraient l'un d'leurs amis, pour qu'ils prennent la balle en pleine tete.

Tourneurs de jupes et amuseurs de tous temps,
Ils prennent le temps et se parfument, O pas méchante,
Est cette vie qu'ils indiffèrent, à la mémoire de leur époque,
Trois tours de jupes dans la colère, pour nos éternels fantômes.

Mais dans la salle de l'esprit, ils sont bien là,
A vouloir expliquer la vie, encore une fois,
Et si dans la nuit tu es prince, en coqueluche du samedi soir,
Essaye d'abord d'être serein, peut être qu'un jour tu comprendras.
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# Posté le vendredi 01 mai 2009 23:57

Ces gens là

Ils ont des rires dans leurs figures, ces gens-là,
De droles de yeux, une belle nature, pleine de joie,
Ils ont une vie qu'est si facile, qu'on ne pourrait leur dupliquer,
Aimer, jouer, et puis du rire, comme s'ils ne pouvaient qu'aimer.

De droles de mains, et puis des mots, qui leur sont propres,
De beaux regards, entre copains, et réciproque,
Et l'on regarde du dehors, il faudrait etre à l'intérieur,
Pour comprendre comment on vole, cette ancienne lueur.

Sait on jamais à la dérive, de nos exploits,
Nos trop vieux pontes de la physique, déraperaient, une enième fois,
On finirais tous, simples et modestes, et on s'aimerais aux alentours,
Y aura plus de pauvres, ni de grosses caisses, et on parlerait enfin d'amour.

Celui, le vrai, le beau, le simple, celui qui n'prends pas trop la tete,
Le tout basique, le moins mesquin, et dans lequel, y a pas d'aretes,
Et puis on irait sur la plage, dire bonjours à nos Madones,
Madamme Dérive et Maitre Escale, seraient alors de meilleures hotes.

Et si au fond de leurs rires, ils sont si simples et si benets,
Que nous, on frappe sur les vitrines, de leur petit bus pepère,
Et on joue, tant les fiers à bras, quand il faudrait serrer les coudes,
Comment veux-tu etre avec moi, Alors que tu forces ton amour?

Mais cette belle société, dans la cour de chez Voltaire,
De nos Lumières, de nos effets, qui restent toujours ephémères,
On ne pourrait en marchandise, récupérer assez de coeur,
Pour aimer autre qu'en nos Patrie, ou en mouton de nos precheurs.

Et s'il faut pour vous prouver, trouver en moi un volontaire,
Faites mon Dieu, si vous existez, que je ne sois plus le meme,
Enleve cerveau et puis les muscles, meme ma plume si tu y tient,
Mais il ne se passe rien en mes murs, car ce problème, c'est bien l'humain

Ivre de ses trop grands quarts d'heures, et puis colon du samedi soir,
De la Memère qui se sent seule, à coté de son fier à bras,
Ivre de vannes que l'on ressert, toujours malgré cette meme sauce,
Celle du dégout, de la misère, de ces humains... Nous sommes bien pauvres...

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# Posté le dimanche 26 avril 2009 16:48

Proverbes


La valeur d'un mot en fait sa conséquence
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Les hommes ont le sang chaud,
Les femmes ont le sang froid,
Et entre eux, c'est bien souvent tiède...

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# Posté le dimanche 26 avril 2009 16:47