Avec nos coeurs de blancs, nous n'avons pas leurs prières,
Et ils chantent, toute la beauté de leur gloire,
Ils réinventent, ce qu'ils connaissent... L'espoir.
Et au son de leur voix, c'est l'Afrique qui révolte,
Et au son de leur grave, mélodie, équivoque,
Est cette chanson, naguère, que les blancs ont frappé,
De toute leur misère, de ne savoir aimer.
Ils se déhanchent, au son de leur pianos,
De leurs nuits trop blanches, pour des noirs de peau,
Et c'est la pluie qui s'émousse, au revers des canons,
Quand le noir nous détrousse, la richesse de ce monde,
Dans une autre vie, je voudrais être un d'ces blacks,
Un de ces magnifiques, et chanter dans le charme,
Et chanter une histoire, au passé qui attriste,
Qui parvient même au marbre, à donner soif de vivre.
Le sang chaud, qui racole, vise un peu nos dégaine,
Le blanc est un fantôme, quand les percussions s'emmêlent,
Que veux tu faire de ça, Petit blanc pacotille?
Donneur de leçons et de claques, tu n'es personne ici,
Allez Danse Ray, Danse, toute la misère d'en face,
Et puis parle Luther, guide nous en chemin,
I Have a dream, one day, je veux être calebasse,
Et frapper ma misère, réconforter nos mains.
Allez Danse, danse, danse, jusqu'au jour, à la nuit,
Fais moi vibrer la terre, jusqu'au fond de ses charmes,
Dessoude moi s'il te plait, les chaînes trahies,
Pour que bien finir, je serais ton esclave.
Et si dans mes racines, je ne suis même pas noir,
c'est pour parfaire tous mes vieux idéaux,
Fermez la, les Lumières, acceptez de n'savoir,
Ecoutez simplement, la voix de vos fantômes
Fais moi revivre, un jour, si tu veux exister,
Toi ce petit Roi, au dessus de nos marbres,
Au vieux son des tambours, je voudrais me lever,
Et battre le blanc, qui osa nous mettre en cale.