Dans les drappés, l'espoir

Ne la suit pas, mon pote, je crois bien que t'es piqué,
T'es là devant ta porte, et elle tente de s'échapper,
Dans des drapés de jupes, des rencontres d'un soir,
Elle a un joli petit cul, mais un trop vrai miroir.

Ne la suis pas mon pote, c'est une femme toxique,
Tu n'as meme pas idée, jusqu'a ou elle gangrène,
Chasser ce genre de roses, au parfum exotique,
C'est chasser le vent, quand la tempête nous appelle.

Elle est belle, elle est crue, c'est une femme libérée,
Tu sais je la connais, jusqu'au fond de ces lits,
Que toi tu croyais, tout à vous, immaculés,
Etre sa première fois? Peut être bien de cette nuit.

Et des murs de parfum et des murs d'alcool,
Bienvenue à l'école, de cette vie qui nous ment,
Tu voulais tant y croire, t'es de la vieille école,
Elle n'a pas de patrie, elle ne reste dans le rang.

Demain, elle partira, au travers de ses jupes,
Ses palais de frou-frous et ses airs saltimbanques,
Partir aux Terreaux, sur les quais, dans les nues,
De notre bonne ville, dans une dernière danse,

Et tu sais tout comme moi, que ce ne fut que physique,
Croyais tu pouvoir, tenir une lionne en cage?
Car ta vie, elle aspire, elle te guette, et puis pique,
Elle devient ton démon, et puis rie de passages...

Tu la retrouveras, dans quelques années,
Accrochée a un coeur, qui n'aura plus la force,
De vouloir malgré tout, rever et aimer,
Laisses là, elle est libre
Viens donc boire avec ton pote...

Je te raconterais, Ou je l'ai croisé,
Tu me diras alors, que ce n'était réel,
Et alors on boira comme pour oublier,
Que la goutte qu'on boit fut pour même hydromel...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 19 avril 2009 07:18

Les temps d'un temps.

L'amour est temps de nos pensées, autant que monde jamais ne tourne,
Quand nous occupent ces idées, qui renégocent, jusqu'à nos joues,
Un petit peu, plus beau, c'est vrai, ça nous rend humble et puis toujours,
On a trop peur de tout rater, lachement fuir, ce qui nous brouille.

A de belles dames, j'aimerais confier, ce trop grand coeur, un peu aigri,
Une de celle qui aimerait, un peu plus loin que dans un lit,
Une de celles qui comprendrait, que cette vie m'a trop usé,
Et de mon Ame s'occuperait, sans de mon coeur vouloir piller.

J'ai des secrets, que ne connaissent, si peu de monde, c'est bien dommage,
Car quand je parle, toujours je sais, que change à chacun son regard.
Alors je ment de mon sourire, pour faire semblant d'etre sociable,
D'être normal au fond des rires, d'être sincère dans l'illusoire.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 13 avril 2009 09:49

A bout de rues

A bout de nerfs, j'ai coeur fragile, à m'en débattre un peu plus l'Ame,
Histoire d'amours, bons sans patries, et de prénoms sans au-revoirs.
Et dans le jour je fuis mon ombre, l'après-midi aide a cacher,
Bien dans mon dos, cette image sombre, que certains appellent le Passé.

Car dans la nuit de mes matins, au jour ou les autres sont levés,
Moi, je me couche, entre des mains, qui seront loin deux heures après.
J'ai une gueule qui parfois m'aide, dans des soirées, ou dans des bars,
A faire rêver, ces demoiselles, quand je fais l'clown, je danses l'espoir.

Et puis un verre, et puis après, elles savent bien, que rien est là,
Ni la beauté, trop éphèmere, qui remaquille jusqu'à mon Ame.
Et dans les bars de l'infini, dans les soirées, ou les salons,
Je suis un bougre, je suis un pitre, dont le pupitre est bien ce monde.

Et dans les rades, ou dans les rues, de ma vieille ville que j'arpentes,
Au gré des heures, au gré des nues, ou l'on se drogue à coup d'charmant.

Une musique, une silouhette, on est si seul, qu'on en oublie,
Parfois même, jusqu'à etre poète, on fait l'amour au lieu d'un cri.

Car dans ces murs, ou je n'ai pas, ni même de nom ou de passé,
Je me sens vivre, je me sens là, je sens la vie, "Je vends mon Pieds"...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 11 avril 2009 12:03

Ride est le temps

Ride est la vie, qui nous dépasse, Jour vient toujours à se lever,
Et nous vieillissent, même nos faces, quand l'horloge aime à raconter.
Et le matin qui se sommeille, de cette nuit qu'il veut rever,
Et dans l'aurore, de notre veille, viendra à apprendre du passé.

Si l'homme est fort, la femme est belle, de toute sa tendre folie,
De tout son corps, Dieu, qu'on vous aime, même si l'on aime repartir,
Des nébuleuses d'autres mondes, comme des étoiles qui se connaissent,
Faites de lumières, O, parfois sombres, mais dans le temps elles nous éclairent.

Et le bon vin, la nicotine, et cette ville qui se réveille,
Un grand café, ne pas dormir, connaitre ville sous tous aspects.
Des vieilles rues, que l'on connait, que l'on visite, presque gené,
Par tous ces gens, toujours inquiets, " Qui est donc le nouvel arrivé ? "

Le temps nous use, et nos méthodes, que l'on aimait, viennent à flancher,
Pour d'autres aspects, ou d'autres formes, pour d'autres dames sur d'autres quais.

Et cette horloge qui se balance, de tout ce temps qu'elle décompte,
Qu'elle est dont fière, cette pédante, qui brise les hommes en tournant rond.

Certes ma peur, est ce chemin, que l'on ne distancera jamais assez,
Dans le dédale de nos dédins, Ride est prestance qui estomperait?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 10 avril 2009 17:58

Dans mon Blouson?

Dedans les poches de mon blouson, il n'y a rien ou c'est tout comme,
Un portefeuille d'omission, remplissent facture, se vident pognes,
Dans la poche droite, un vieux briquet, qui ne marche plus, mais que je garde,
Que je regarde, et puis me sert, quand dans la rue, le vent s'échappe.

Dans la poche gauche, il y a mes clopes, des bouts d'mégots, qui trainent dedans,
Que je rallumes, quand je dénote, de ces euros, bien trop absents,
Il y a photos, toujours est il, dans ce bien trop vieux imper,
De mes parents et de ma vie, de souvenirs maintenant en bierre.

Dans la doublure de mon blouson, C'est bien le froid qui désaccorde,
Ce trop grand corps qui gèle sous combles, quand me traverse le froid du pauvre.

il y a des clés, oui quelques unes, la boite au lettres, et la maison,
Mais ni les clés de la voiture, et dans l'studio, y a pas d'salon,
Mais j'ai un chat, toujours est il, qui est sympa et puis qui mange,
Avec amour ses sardines, qui pue du bec, mais est marrant,

Il y a grand lit, ou plutot deux, de ces matelas de grand enfant,
Que j'ai collé, en amoureux, de celle qui est devenue absente,
Il y a terrasse, somme toute belle, qui fait face à mes montagne,
Qui sont trop hautes, il faut l'admettre, car ça s'appelle "Un fer à cheval"

J'ai mon ordi, et des bouquins, en fait les oeuf, je les apprends,
Bien par coeur, jusqu'en leur fin, ça donne l'impression d'être plus grand.
Je joue échecs, et je suis bon, à ces vieux tours de passe passe,
J'aime bien me battre, contre le monde, et calculer, par ou je passe.

j'ai des T-shirts, c'est de la marque, c'est pas donné à tout le monde,
D'acheter Ed, c'est trop la classe, et c'est discount, comme mon ombre,

Je cherche courrier, tous les matins, à la grande porte, boite aux lettres,
Y a qu'des factures, et puis plus rien, j'ai l'habitude, je fais de même,
Le digicode à l'entrée, surveille insassiable, cette porte,
Et puis son code, qu'est pour narguer, de sa bétise surveillant hall,

Et puis chez moi, bah c'est bien vide, je n'ai bien sur que l'nécessaire,
Du tabac froid et de l'anis, bien sur, plastique est la vaisselle
Une baignoire, tellement petite, que rien ne sert de remplir bain,
Car si je rentre, non je m'imbrique, et ben de l'eau, j'en aurais point...

Et ce bon vieux rideau de douche, tout en plastique, ils sont malades,
Les constructeurs, ne pensent, amour, plus viril qu'une paroi lamentable,
Mais c'est chez moi et c'est tant mieux, ça fais trois ans qu'je suis ici,
Maintenant j'ai froid, je suis trop vieux, de ma fierté qu'est repartie.

J'espères par ces quelques passages, avoir bien pu vous raconter,
La vie smicarde sans avantages, de celui qui est trop exilé,
De sa famille et de son frère, il faudrait faire deux cents bornes,
Pour revenir, à mes frontières dont le verrou, est bien ma porte...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 10 avril 2009 14:19

Modifié le vendredi 10 avril 2009 17:37