T'es là devant ta porte, et elle tente de s'échapper,
Dans des drapés de jupes, des rencontres d'un soir,
Elle a un joli petit cul, mais un trop vrai miroir.
Ne la suis pas mon pote, c'est une femme toxique,
Tu n'as meme pas idée, jusqu'a ou elle gangrène,
Chasser ce genre de roses, au parfum exotique,
C'est chasser le vent, quand la tempête nous appelle.
Elle est belle, elle est crue, c'est une femme libérée,
Tu sais je la connais, jusqu'au fond de ces lits,
Que toi tu croyais, tout à vous, immaculés,
Etre sa première fois? Peut être bien de cette nuit.
Et des murs de parfum et des murs d'alcool,
Bienvenue à l'école, de cette vie qui nous ment,
Tu voulais tant y croire, t'es de la vieille école,
Elle n'a pas de patrie, elle ne reste dans le rang.
Demain, elle partira, au travers de ses jupes,
Ses palais de frou-frous et ses airs saltimbanques,
Partir aux Terreaux, sur les quais, dans les nues,
De notre bonne ville, dans une dernière danse,
Et tu sais tout comme moi, que ce ne fut que physique,
Croyais tu pouvoir, tenir une lionne en cage?
Car ta vie, elle aspire, elle te guette, et puis pique,
Elle devient ton démon, et puis rie de passages...
Tu la retrouveras, dans quelques années,
Accrochée a un coeur, qui n'aura plus la force,
De vouloir malgré tout, rever et aimer,
Laisses là, elle est libre
Viens donc boire avec ton pote...
Je te raconterais, Ou je l'ai croisé,
Tu me diras alors, que ce n'était réel,
Et alors on boira comme pour oublier,
Que la goutte qu'on boit fut pour même hydromel...