Lassés de tout en somme, de boutures et d'emblèmes,
Car l'acier parle trop, au revers des canons,
Les fusils font moisson, les presbytères sont trop faux.
Mais l'homme est bien là, en chemise, ou T-shirt,
Rase est la table, trop de guenilles et de loques,
Et s'il faut définir, ce qu'est l'humanité,
Je ne saurais vous dire, les humains sont entiers.
Fiers de leurs cerveaux, ils parsèment le vent,
Et souvent, ils pronent, simplement en gueulant,
Car l'humain ne sait, ni savoir, ni entendre,
C'est là sa Fierté, c'est là sa défense.
Fiers et fort, couards et pauvres,
Grands, costauds, malins ou droles.
Et l'humain est charmant, il s'éclipse aisément,
De sa fragilité, car toujours il se ment.
Entends tu, toi souvent, "Je me suis trompé"
Entend tu aussi, "Excuse moi pour tout ça",
Mais non l'humain gueule, de toute sa vanité,
Alors que les plus beaux hommes, sont bien souvent clochards.
A l'ombre des rues, que j'ai pu traversé,
J'ai vu trop de mondes, j'ai vu trop de lois,
La loi du plus fort, la loi des drogués,
La loi de l'alcool, la loi de l'Entité.
Et renaissent les cendres, qui toujours nous parsèment,
Dans des morceaux de bois, finement décorés,
Sous une plaque de marbre, Des humains par centaines,
Dont la seule richesse, fut d'être bien enterré.
A la loi de ces hommes, je ne voudrais être,
Et si dans mon monde, je ne suis pas grand chose,
Baiseur alcoolique? Il faudra faire avec,
Troubadour est guenille, trop seche est sa prose.
Mais la Loi de ces hommes, je ne voudrais en être,
Et s'il faut se cacher, pour ne déranger Monde,
Car la terre tourne et tourne, en n'aquiesant l'echec,
Qu'a grand coup de gueulards, de fierté ou de bombes.
Je ne suis rien du tout, un passeur, et encore,
je ne suis pas là pour enfin définir,
Ce qui fait que je suis, à jamais l'Anecdote,
Mais je sais que tout ça me fait trop vomir.
A la loi des emblèmes, A la loi des fiertés,
Je ne veux Nom sur dalle, encore moins de tombe,
Brulez moi, oubliez, que je fut trop entier,
Mais je n'aurais finit, meme dans l'autre monde...
