Entends tu?

Les hommes sont là, lassés, d'être rebelles,
Lassés de tout en somme, de boutures et d'emblèmes,
Car l'acier parle trop, au revers des canons,
Les fusils font moisson, les presbytères sont trop faux.

Mais l'homme est bien là, en chemise, ou T-shirt,
Rase est la table, trop de guenilles et de loques,
Et s'il faut définir, ce qu'est l'humanité,
Je ne saurais vous dire, les humains sont entiers.

Fiers de leurs cerveaux, ils parsèment le vent,
Et souvent, ils pronent, simplement en gueulant,
Car l'humain ne sait, ni savoir, ni entendre,
C'est là sa Fierté, c'est là sa défense.

Fiers et fort, couards et pauvres,
Grands, costauds, malins ou droles.
Et l'humain est charmant, il s'éclipse aisément,
De sa fragilité, car toujours il se ment.

Entends tu, toi souvent, "Je me suis trompé"
Entend tu aussi, "Excuse moi pour tout ça",
Mais non l'humain gueule, de toute sa vanité,
Alors que les plus beaux hommes, sont bien souvent clochards.

A l'ombre des rues, que j'ai pu traversé,
J'ai vu trop de mondes, j'ai vu trop de lois,
La loi du plus fort, la loi des drogués,
La loi de l'alcool, la loi de l'Entité.

Et renaissent les cendres, qui toujours nous parsèment,
Dans des morceaux de bois, finement décorés,
Sous une plaque de marbre, Des humains par centaines,
Dont la seule richesse, fut d'être bien enterré.

A la loi de ces hommes, je ne voudrais être,
Et si dans mon monde, je ne suis pas grand chose,
Baiseur alcoolique? Il faudra faire avec,
Troubadour est guenille, trop seche est sa prose.

Mais la Loi de ces hommes, je ne voudrais en être,
Et s'il faut se cacher, pour ne déranger Monde,
Car la terre tourne et tourne, en n'aquiesant l'echec,
Qu'a grand coup de gueulards, de fierté ou de bombes.

Je ne suis rien du tout, un passeur, et encore,
je ne suis pas là pour enfin définir,
Ce qui fait que je suis, à jamais l'Anecdote,
Mais je sais que tout ça me fait trop vomir.

A la loi des emblèmes, A la loi des fiertés,
Je ne veux Nom sur dalle, encore moins de tombe,
Brulez moi, oubliez, que je fut trop entier,
Mais je n'aurais finit, meme dans l'autre monde...
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# Posté le dimanche 22 mars 2009 17:56

Ma bonne Gare...

Et il est tard, se sonne l'heure,
Je suis en gare, bien trop perdu,
Par tous ces phares, de sans-demeures,
Par de ces heures, dans cette rue.

Le train est mort, un peu plus loin,
Et moi j'étais si bien dedans,
Et puis encore, un bout d'chemin,
Mais il s'arrete à présent....

Bienvenue en gare, de n'importe ou,
Ou on ne connais jamais personne,
Minuit et demie, Monde? Pas un clou,
Et puis ce froid, qui chauffe le corps.

Je veux me mettre en cet abris,
En cette place qui m'indiffère,
Tranquille, et seul, Moi et la Vie,
Mais tout ce froid attaque vertèbres.

Il y a ces chiottes, dites publiques,
Pour vingt centimes, on y rentre,
C'est pas le top, ça pue la pisse,
Le reste de boyaux du dimanche...

Y a l'eau courante, c'est déja ça,
Quelle belle nuit je vais passer,
Et cette lumière faible, Ma Foi,
Que pourrais-je dire, de l'oreiller?

Le controleur, m'avait bien dit,
Ce n'est pas moi qui fait la demande,
Pour une chambre, et un bon lit,
Ma casquette n'est pas assez blanche.

Alors je restes et c'est tant pis,
Il ne faudrait, qu'il me parle mal,
Qu'il me regarde, ou alors rit,
Dans son bureau, en face de moi.

Je resterais donc cette nuit,
Et le vin de messe, ne viendra,
Qu'au gré du jour, à l'air libre,
Quand partira ce putain de froid,

Je suis gaillard, parait il,
Mais il y a de ces nuits comme celle-là,
Ou le nounours, ben, s'envenime,
Et se transforme en Rambo 4.

Je resterais donc pacifique,
Il y a pire, et bien moins drole,
Pour ma fierté, ben c'est tant pis,
Demain, je me parfumerais, à autre chose....

Et cette gare, qui n'ouvrira,
Toutes ces portes, que dans les heures,
Ou y'aura monde, et moins de froid,
Correspondance de mes deux...
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# Posté le samedi 21 mars 2009 07:12

Jacques...

Et te revoila Toi, qui apparait,
Les phrases sympathiques et de la compassion,
Toi cet homme jadis, qui fut mon grand père,
Mais violeur aussi, la mort a fait moisson,

Voila maintenant dix ans que je ne t'ai pas vu,
Il y a bien longtemps que j'attendais ça,
Ou tu reparaitrais, et la face contre le mur,
Sous mes poings,tes dents, la joie de te revoir.

Que veux tu connard, Voudrais tu me faire peur?
J'ai pris soixantes kilos depuis la dernière fois,
J'ai des mains, des soupières, et des bras non-chomeurs,
Une carure, massive, alors que toi, ma Foi...
Maintenant, t'es vieux et faible, dépourvu de sourire,
Et tes jolis yeux, ne te servent plus à rien,
Tu sais ce que t'en fais? De ce crucifix,
Range le, bien profond, sans faire de dessin.

Tu es le début de ma haine, et le sujet alcool,
Et voila bien longtemps, que je veux te briser,
Mais t'es vieux et laid, et en plus un ivrogne,
Ne cherche donc à me voir, garde vitalité,

Et n'oublie pas pauvre homme, que tu es à ma base,
Que c'est cause de toi, et de ce qui s'en suit,
Que ma mère partit, au bout d'une corde rase,
Et que moi, ensuite, je te brise en doctrines...

Ne croit pas en moi, jamais tu ne sauras,
Ce que je suis maintenant, retourne dans ton cerceuil,
Sinon mes deux grands bras, ne sauraient décevoir,
Et face contre terre, je dévisagerais ta gueule.

Je viendrais même à jun, pour parfaire le plaisir,
Pour entendre bien sobre, ton crane se corrompre,
Je viendrais sans rien, un contre un, nous sommes quittes,
Tu ne feras pas poids? Alors implore ta tombe.

Et si dans ma colère, j'en oublie de haïr,
C'est que même après, je voudrais être humain,
Au lieu de violer, fils, femme et fille,
Viens donc par là, crise donc mon chemin...
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# Posté le mercredi 11 mars 2009 15:04

Discours tranché

Discours tranché
Je viens d'un monde de paradoxes, ou le combat fut mon métier. Je viens d'un monde ou la boisson est la femme de celui qui meure. Je viens d'un monde ou notre honneur se brise en fumées de charmes;
Je viens d'un monde, non, d'une nuit, ou le passé m'a transformé.
Les cheveux longs? Les cheveux cours? Le crane rasé, ou débardeur, je n'ai meme tête, je change toujours, histoire de distenser mes peurs.Celle d'etre humain, et retraçable, alors je maquille mes pleurs en rires.
J'ai de l'humour toujours bien noir, et une gueule dont je me suis souvent servis?
Tu me crois qui, ou encore quoi, Dis moi alors, me connais tu, Sais tu d'ou je vient, sais tu mes cicatrices? Ne juge pas si tu n'as pas d'esprit.
je n'ai pas peur, je n'ai plus peur, je sais que j'irais jusqu'au bout, cracher sur Dieu et le cogner, histoire de voir s'il est vraiment immortel.
Discours d'alcool? Va te faire foutre. Laisse moi cuver, je meure en paix, pousse toi de mon chemin, ne me barre pas la route, j'ai mauvais sang, quand je suis plein.
Que me veux tu? Juste parler? Alors allons discuter un peu.
Parle de ta route, j'parle des sentiers, fais moi donc croire dans le ciel bleu.
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# Posté le lundi 09 mars 2009 15:57

Le temps

Le temps
Le temps nous forme et nous déforme, les maux d'hier ne blessent plus et d'autres mots apparaissent. L'horloge sonne de tout son temps, de toute sa frappe, qui ne capitule qu'avec notre propre temps. Il est possible de dire qu'il y existe d'autres temps pour d'autres mondes, mais dans l'instant, que serait un temps autre?
Le temps nous bouscule, les rides nous guettent, et nos humeurs sont inlassables, on ne se forge pas, on est forgé par ceux qui nous entourent, c'est là qu'est la nuance. Regarde qui te précède au lieu de voir qui te suit.
Au bout de tout? Au bout de tout, il n'y a rien. Rien qu'une dalle et un nom, que le temps à sont tour effacera des mémoires, et de la terre qui nous as fait..
Les hommes se veulent beaux, intelligents, ils ne sont rien de plus que celui qui étaitou celui qui sera. Tu te croit faible? Tu te croit fort? Dans les deux cas, tu te trompes, car l'homme faible est fort, dans le contraire de l'Ego qui le précede.
Ce qui nous tue? C'est la fierté, nous sommes égocentriques, on dit ma femme? Elle ne t'appartient pas et ne sera jamais tienne. Pourquoi? Parce que par le fait de dire "Ma" Tu trahis ta dépendance en oubliant qu'elle n'est là que parce qu'elle veux.
Les humains ne s'aiment pas, mais ils s'aiment Eux, Amour d'un portrait, d'une silouhette, qui se déformera par ce même temps que l'on décompte.
Le temps est là, il nous attends, chaque jour qui passe te rend plus vieux, chaque jour qui passe te rapproche de la fin.
Et tu as mal? Alors pends toi, que veux tu que je te dise, Que ça finira? Que c'est pas grave, Qu'il y a autre chose? Que Dieu est là?
Il n'y a que nous et nos faiblesses, pas d'autre chose, que nous et c'est pour ça que tu as peur, alors choisis, tu prends le sabre, ou bien la corde? Dans ce monde, je serais Grégor..
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# Posté le lundi 09 mars 2009 15:44